2026-04-03 19:33:16-Treize personnes, dont un médecin-colonel anciennement considéré comme proche du président de la Refondation Michaël Randrianirina, ont été inculpées par le parquet d’Antananarivo. Les suspects auraient fomenté un coup d‘état en utilisant la messagerie WhatsApp.
Dans la soirée du jeudi 2 avril, la procureure d’Antananarivo (Madagascar) a annoncé l’inculpation de 13 suspects pour une tentative de coup d’état contre le président de la Refondation Michaël Randrianirina, ce dernier étant même visé par un assassinat selon le parquet.
D'après les médias malgaches, 11 personnes ont été incarcérées après leur présentation devant un juge d’instruction, le 31 mars. Lors de l’enquête, des échanges par SMS et sur la messagerie WhatsApp auraient été relevés sur les téléphones des suspects, trahissant clairement leur projet de coup d’état et d‘assassinat du colonel Michaël Randrianirina, lui-même parvenu au pouvoir après un renversement militaire du régime de son prédécesseur Andry Rajoelina.
La peur du coup d'état s'empare du régime militaire
Selon le journal Midi Madagasikara, un général et un colonel seraient impliqués dans le plan visant à renverser le colonel en place. Le « cerveau désigné de l’action » serait le médecin colonel Patrick Rakotomamonjy, qui a publié ces dernières semaines des vidéos sur les réseaux sociaux dénonçant la corruption du régime de Michaël Radrianirina. Le colonel Patrick Rakotomamonjy avait aussi évoqué des manœuvres d’intimidation de l’homme d’affaires Koufali Daya.
Ce dernier est décrit par le site Africa Intelligence comme le business man « dans l’ombre de la junte » militaire placée à la tête de Madagascar l'an dernier après les manifestations de la Gen Z. Le médecin colonel Patrick Rakotomamonjy, personnage devenu viral sur les réseaux auprès d’une partie de la jeunesse gasy, a été déclaré en cavale et fait l’objet d’un mandat d’arrêt.
Ces accusations de complot surviennent une douzaine de jours après l’annonce, par le président de la Refondation, du recours à un détecteur de mensonge, en l'occurrence du matériel importé de Russie, dans les procédures de sélection de ses ministres et de ses collaborateurs.
Article de T.L - Zinfos
: Afrique Monde

