2026-04-04 14:23:44 - Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la province de l'Ituri endeuillée, après une série d’attaques attribuées au groupe djihadiste des ADF (Forces démocratiques alliées) qui a fait allégeance à l’Etat islamique.
Les ADF ont tué une cinquantaine de personnes, mercredi 1er avril, dans le village de Bafwakoa sur le territoire de Mambasa. Le week-end dernier, les ADF ont attaqué quatre villages, emportant avec eux plusieurs dizaines d'otages. Face à cette récurrence des violences et des exactions, les opposants de Lamuka, la coalition de Martin Fayulu, a souhaité interpeller le gouvernement par le biais de son porte-parole : « Pourquoi le massacre des civils continuent, malgré la présence de l’armée ougandaise venue avec les invitations de M. Félix Tshisekedi ? Comment expliquer que soixante femmes, hommes, jeunes et vieux sont décapités et que le gouvernement congolais n’ait pas décrété le deuil national ? Pire : le porte-parole du gouvernement, M. Muyaya [Patrick Muyaya], a appelé les Congolais à se rendre à l’aéroport de N’Djili pour participer à la fête célébrant la participation de la RDC à la coupe du Monde.»
De « l'argent pour aller faire la fête »
« Comment peut-on - un gouvernement responsable – mobiliser l’argent de l’État pour aller faire la fête alors que le jour-même, soixante de vos compatriotes venaient d’être massacrés ? Ceux qui sont morts en Ituri aujourd’hui ils ont été massacrés, suite à l’incapacité du gouvernement Tshisekedi à les protéger. Les survivants n’ont même pas les moyens d’aller à l’hôpital mais le gouvernement a trouvé quand même l’argent pour aller faire la fête », s’insurge Prince Epengé, porte-parole de la coalition d’opposition Lamuka.
RFI
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