2026-04-08 17:14:03 - CAN 2025 - Comme il l’avait annoncé en mars, le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, est arrivé à Dakar ce mercredi
Judas est dans la place. Près d’un mois après la décision de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique au profit du Maroc, provoquant au passage colère et indignation dans le pays (et au-delà), le président de la Confédération africaine de football (CAF) Patrice Motsepe est en visite ce mercredi à Dakar.
Celui-ci avait annoncé fin mars qu’il se rendrait au Sénégal et au Maroc pour souligner l’importance de « travailler ensemble pour développer le football africain », alors que son institution est confrontée à de nombreuses critiques. Motsepe a donc tenu parole, lui qui est arrivé dans la nuit du mardi à mercredi à l’aéroport international Blaise Diagne, près de Dakar, où il a été accueilli par le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall.
Selon un communiqué de la CAF, le dirigeant du football africain visitera d’abord l’île au puissant passé historique et mémoriel de Gorée, symbole de la traite négrière, située en face de la capitale sénégalaise. Il devrait ensuite être reçu au palais par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, avant de tenir une conférence de presse dans un hôtel de Dakar.
Une visite de courtoisie en attendant la décision du TAS
Sa visite intervient dans un contexte particulièrement tendu depuis la décision controversée de la CAF de retirer au Sénégal son titre au profit du Maroc, après la finale chaotique remportée 1-0 sur le terrain par les Lions de la Teranga en janvier à Rabat. La Fédération sénégalaise de football a depuis fait appel de cette décision devant le Tribunal administratif du sport (TAS), qui se prononcera à une date indéterminée.
La décision de la CAF a suscité de vives réactions dans le pays ouest-africain. Dans un communiqué le 18 mars, le gouvernement sénégalais avait réclamé l’ouverture d’une enquête internationale « pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes » de l’institution panafricaine. Patrice Motsepe avait alors assuré qu’aucun pays d’Afrique n’était traité de manière « préférentielle », louant « l’indépendance » de ses instances disciplinaires.
20 Minutes avec AFP
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