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France-Racisme anti-Blancs : l'explosion du phénomène mise en lumière dans un sondage Ifop

2026-04-09 14:16:32 - Le racisme anti-Blancs explose en France. En ce début du mois d’avril, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a souhaité réaliser un « état des lieux des violences et des discriminations à caractère racial » dans un contexte « marqué par une montée de la question raciale dans le débat public ». Meurtre de Thomas à Crépol, élection du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, déclarations polémiques de Jean-Luc Mélenchon sur les « Blancs tout moche »… Les affaires et accusations de racismes défrayent de plus en plus régulièrement l’actualité, enflammant l’opinion publique. 

L’Ifop a donc sondé plus de 14 000 personnes et les résultats sont sans appel : 46 % des Français disent avoir déjà été victimes d’agressions et/ou de discriminations à caractère raciste au cours de leur vie. L’une des plus grandes hausses enregistrée est celle du racisme anti-Blancs. Dans l’enquête « Trajectoires et origines » datant de 2016, l’Ined et l’Insee révélaient déjà que 15 % des Français de la « population majoritaire », c’est-à-dire nés de parents français métropolitains, déclarent avoir été victimes de racisme. Dix ans plus tard, 32 % des « Blancs » français affirment avoir déjà été victimes d’une « forme d’agression raciste au cours des douze derniers mois ».
 
Un racisme aux lourdes conséquences
 
La hausse du racisme anti-Blancs s’accompagne d’une hausse des actes christianophobes. 47 % des protestants et 35 % des catholiques français déclarent ainsi avoir été victimes d’une agression en raison de leur religion lors des douze derniers mois. Dans le détail, 19 % des « Blancs » disent avoir déjà été injuriés ou moqués pour ce qu’ils sont et 8 % avoir déjà été agressé physiquement pour la même raison.
 
Ces discriminations et agressions ont de profondes conséquences sur les habitudes des sondés. Ainsi, 43 % des « Blancs » victimes d’agressions ou de discriminations racistes ont déjà évité de fréquenter certaines rues. Ils sont même parfois contraints de quitter leur domicile et déménager pour leur sécurité – comme 15 % des « Noirs » et 15 % des « Arabes », selon l’étude de l’Ifop. En outre, plus de la moitié des « Blancs » (52 %) affirment ainsi avoir déjà adopté un comportement d’évitement par peur d’agression ou discrimination racistes. Un chiffre qui monte à 54 % pour les catholiques, loin derrière les juifs (84 %).
 
Une part importante des victimes d’agressions ou de discrimination racistes affirment également avoir déjà envisagé de quitter la France : 16 % des victimes « blanches », 39 % des victimes « arabes » et 32 % des victimes « noires ».
 
Une réalité reconnue par les Français
 
Ces résultats battent en brèche le discours d’une partie de la classe politico-médiatique – notamment de gauche – qui continue de nier l’existence même d’un racisme anti-Blancs. « Le racisme anti-Blancs n’existe pas pour les sciences sociales, ça n’a pas de sens. En revanche, c’est très présent dans le discours public… Je n’entends pas de discours politique anti-Blancs, je ne vois pas de discrimination à l’embauche ou au logement pour les Blancs, je ne vois pas de contrôle au faciès pour les Blancs », assurait déjà le sociologue Éric Fassin au micro de France Culture en 2018.
 
« L’islamo-gauchisme comme le racisme anti-Blancs n’existent pas », renchérissait le député La France insoumise Thomas Portes en juillet 2025. Une position que ne partagent pas la grande majorité des Français. Selon un autre sondage, cette fois mené par l’institut CSA et daté du 2 avril dernier, 67 % des Français estiment que le racisme anti-Blancs est une réalité.
 
Article de leJDD - Photo: MOURAD ALLILI / SIPA

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