2026-04-10 15:06:04 - RETOUR DERRIÈRE LES BARREAUX ? - L’ancien maire de Levallois est jugé depuis mardi pour détournement de fonds publics dans l’affaire de ses chauffeurs.Il est sorti de prison le 5 août 2022 mais il pourrait bien retourner derrière les barreaux. Une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, a été requise ce vendredi à Nanterre à l’encontre de Patrick Balkany. L’ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est jugé depuis mardi pour détournement de fonds publics dans l’affaire de ses chauffeurs.
Le parquet a également réclamé 150.000 euros d’amende et dix ans d’interdiction du droit de vote, d’éligibilité et d’exercer toute fonction publique. « On ne badine pas avec le respect des règles », a martelé le procureur, Camille Siegrist, lors de son réquisitoire devant le tribunal correctionnel, réclamant que l’ancien élu paie « les sommes dues à la partie civile et aux pouvoirs publics ».
Des policiers considérés comme « des larbins »
Au cœur du dossier : l’affectation au cabinet du maire de trois policiers municipaux et d’un agent de police détaché en tant que « conducteurs de sécurité. » Selon l’accusation, Patrick Balkany considérait ces agents de la force publique comme « des larbins, des hommes de main, de confiance, des hommes à tout faire », voire « quasiment des domestiques. » « Corvéables de jour comme de nuit », ils étaient notamment chargés de « porter les courses », d’aller chercher des cigarettes, ou d’effectuer des trajets personnels vers l’aéroport et la résidence de Giverny (Eure).
Patrick Balkany s’est défendu devant le tribunal en se présentant comme un « maire paternaliste ». « Être maire, ça veut dire qu’on est élu mais pas l’élu », a rétorqué le magistrat, rappelant que la fonction est un « sacerdoce » et non celle d’un « démiurge omnipotent. »
20 Minutes avec AFP
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