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France - Saint-Denis : l’arrêté anti-expulsions locatives de Bally Bagayoko suspendu par la justice. ( pour une fois, nous sommes entièrement d'accord avec la justice Française, trop c'est trop, c'est ceux là même qui font trop de bruit avec beaucoup d'enfants, et nous empêchent de vivre tranquillement en paix dans ce pays. Résultat, ils ne paient même pas les impôts comme tous les bons citoyens, j'ai envie de fuir la France. Dixit Médard Ntep)

2026-04-14 17:36:11 - L’arrêté n’aura pas tenu longtemps. Deux semaines seulement après son adoption, la mesure anti-expulsions décidée par Bally Bagayoko est déjà suspendue. Le 1er avril, le nouveau maire LFI de Saint-Denis avait pourtant frappé fort : interdire les expulsions locatives sans solution de relogement, dès la fin de la trêve hivernale et jusqu’au 31 octobre. Une décision présentée comme une réponse d’urgence à la crise du logement. 

Mais le texte a immédiatement suscité une réaction de l’État. Moins de 48 heures après son adoption par la municipalité de Saint-Denis et la commune déléguée de Pierrefitte, le préfet de Seine-Saint-Denis a saisi le tribunal administratif de Montreuil pour en demander la suspension. Dans le viseur : une mesure jugée incompatible avec le cadre légal, notamment parce qu’elle empiète sur les prérogatives de l’État en matière d’exécution des décisions de justice. Dans le détail, l’arrêté imposait qu’aucune expulsion ne puisse intervenir sans proposition de relogement préalable. Il contraignait également la préfecture à informer le maire, au moins 24 heures avant toute expulsion, en apportant la preuve d’une solution d’hébergement. Bally Bagayoko revendique une mesure « essentielle » pour protéger les ménages les plus fragiles et apporter un début de réponse à une crise du logement particulièrement aiguë sur le territoire.
 
Sans même examiner le fond du dossier, le tribunal administratif de Montreuil a tranché en référé. Dans une ordonnance rendue ce mardi 14 avril, il a décidé de suspendre l’exécution de l’arrêté, dans l’attente d’un jugement sur sa légalité. Les juges estiment notamment que le maire « n’est pas compétent pour s’opposer à l’exécution d’expulsions décidées par le juge judiciaire » et pointent « un doute sérieux » quant à la validité juridique du texte. Ces dernières années, plusieurs communes ont tenté d’imposer des dispositifs similaires, systématiquement retoqués par la justice administrative après des recours préfectoraux. Malgré ces revers, certaines municipalités persistent. À Bagneux, la maire communiste Hélène Cillieres a récemment repris un arrêté contre les expulsions, invoquant une situation sociale toujours plus dégradée.
 
Article de leJDD-Thomas Samson

: Afrique Monde